top of page

Pourquoi votre chien doit pratiquer une activité physique régulière

  • 16 oct. 2020
  • 4 min de lecture

En tant qu'éleveuse passionnée, qui a passé une grande partie de sa vie à observer et à accompagner des chiens (et pas seulement des bergers australiens !), une "révélation" s'est imposée à moi : un chien qui bouge est un chien heureux. Cette évidence va pourtant bien plus loin qu'une simple consommation de calories...

Border Collie qui attrape un frisbee

Dès les premiers mois de sa vie, l'activité physique est un besoin physiologique et psychologique fondamental pour le chiot, au même titre que l'alimentation ou le sommeil.

Pourquoi le chiot a-t-il besoin de se dépenser ?

Alors bien sûr, un chiot ne doit pas courir comme un chien adulte, mais il doit bouger. Durant son enfance et toute sa croissance, son squelette, ses muscles et surtout son cerveau se construisent, se développent, maturent.

L'activité physique stimule la création de nouvelles connexions neuronales, favorise sa coordination motrice et apprend au petit animal à gérer ses émotions. Un chiot qui ne se dépense pas suffisamment sera plus sujet au risque de développer des troubles du comportement : anxiété, destruction, aboiements excessifs ou agressivité.

Il ne s'agit pas seulement de le faire courir à chaque sortie : il joue avec d'autres chiens, il se roule par terre, il saute (parfois même sur les meubles), franchit des obstacles, ramène une balle ou une branche...

Bref, comme vous, humain, votre chien doit "se dépenser" !

Chien / humain : le besoin de se sentir bien

Petite analogie avec nous, les humains : chacun d'entre nous a déjà ressenti irritabilité ou mélancolie inexplicables après une journée devant un écran, pas vrai ? À l'inverse, après une marche ou une séance de sport, on connaît souvent une légère euphorie, une clarté d'esprit retrouvée. Et bien c'est de la chimie neuronale. La même chimie qui s'active chez le chien.

Tout comme les humains qui ont besoin de mouvement pour maintenir leur santé morale et physique, les chiens utilisent l'effort pour réguler leur système nerveux. Le mouvement libère des endorphines, ces "hormones du bonheur" qui réduisent le stress et l'anxiété.

La conclusion est facile et n'a rien de technique : un chien actif est un chien serein, capable de se concentrer et d'apprendre plus facilement. Il dort mieux, digère mieux, et par cercle vertueux est plus en forme... pour mieux se dépenser !

Activité physique et alimentation : un duo gagnant


Un rappel crucial

L'activité physique doit être pensée en cohérence avec une alimentation de qualité. Un chiot en croissance a des besoins énergétiques précis. Trop manger sans assez bouger peut conduire à l'obésité, source de nombreux problèmes articulaires, hormonaux ou cardiaques. À l'inverse, un chien trop actif avec une nutrition inadaptée risque des carences (et des soucis osseux, musculaires, sensoriels...)

Le conseil de l'éleveuse

Adaptez toujours les rations en fonction du niveau d'activité de votre chien. Une alimentation riche en protéines de haute qualité et en bons lipides accompagnera parfaitement une activité physique régulière, assurant à votre loulou une croissance saine et une vitalité à toute épreuve.

L'activité physique : le ciment du lien affectif

L'éducation canine se construit dans la complicité, pas seulement avec les ordres donnés et obéis.

L'activité physique partagée est le meilleur moyen de renforcer le lien affectif entre un chien et son humain. C'est encore plus vrai pour le berger australien, une race particulièrement sportive ET sociale (limite pot-de-colle !).

Que ce soit lors d'une balade exploratoire, d'une séance de frisbee ou simplement de jeux de poursuite, ou même d'une baignade vous communiquez. Vous apprenez à vous comprendre, à vous faire confiance, et même à vous répondre mutuellement, par un simple regard.

Un chien qui passe du temps de qualité avec son maître développe une confiance absolue et une volonté de collaborer. En mouvement, de préférence ! C'est la base d'une cohabitation harmonieuse et durable.

Chien qui saute près d'une balle

Conseils pratiques pour les adoptants

Pour commencer à faire bouger votre petit compagnon dès son plus jeune âge, voici quelques principes clés :

  • Promenez-vous sur des terrains variés : sable, herbe, graviers... La diversité des surfaces stimule les récepteurs sensoriels et renforce la motricité.

  • Laissez de l'espace pour le jeu libre : laissez-le explorer et courir à sa guise dans un environnement sécurisé pour qu'il développe son autonomie.

  • Intégrez l'éducation dans le mouvement : pendant les promenades, apprenez-lui à venir, à s'asseoir ou à attendre, transformant chaque sortie en session d'apprentissage ludique.

  • Permettez-lui de socialiser : chez le tout jeune chien, le jeu avec des copains prend parfois la forme d'une vraie bagarre, babines retroussées et oreilles mordues ! C'est un passage nécessaire, qui lui offre à la fois une dépense physique et la compréhension des limites.

  • Respectez les phases de repos : le chiot dort beaucoup, et durant ces périodes de sommeil, son corps récupère et grandit. Ne forcez pas l'effort s'il manifeste la moindre réticence.

Deux chiens qui jouent dans l'herbe

En bref

En somme, offrir à votre chien une activité physique adaptée dès son plus jeune âge, c'est lui offrir les meilleures chances de vivre une vie longue, heureuse et épanouie. C'est un investissement dans sa santé mentale, un cadeau pour votre relation et une responsabilité de propriétaire engagé.

Alors, n'attendez plus, prenez votre laisse et partez à l'aventure avec votre compagnon !


©Images by Kev / Hanna1954 / Frauke Riether from Pixabay

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
bottom of page